Mon premier semi, le Sylvanais/France-Express

4 mois et 9 jours, c’est le temps qu’il aura fallu entre ma dernière cigarette et mon premier semi-marathon. Cette fois-ci, j’affronte ce challenge en compagnie de mon frère, qui lui prépare sa saison de triathlon/ironman, avec pour objectif d’être finisher sous la barre des 1h40.

Malheureusement, Mademoiselle a dû renoncer à cette épreuve, suite à une douleur au pied. Suite à son rendez-vous chez le podologue, il lui recommande des semelles et surtout d’éviter la course à pied en attendant.

Programme de course à pied

Mon programme de course à pied

Se préparer, tout un programme

A partir de janvier, mon programme hebdomadaire était le suivant :

Cependant, quelques soucis avec des ampoules ont eu raison de ce programme, que j’ai dû adapter comme j’ai pu.

Trouver un plan de course pour réussir mon objectif

En tant que runner débutant, je suis attentif aux récits des blogueurs, tous niveaux confondus, dans le but de me faire ma propre expérience. Je décide de suivre un des conseils fournis par @Marv_NYC51 lors de son CR du semi de Cannes [quote style= »boxed »] »… Considérer chaque portion de ma course comme une course à part entière et tout donner lors de la dernière partie !!! … »[/quote]

La stratégie de course est donc simple, augmenter d’1km/h tous les 7kms :

Le Jour J

La veille, je prépare mes affaires et je programme ma Garmin avec ma stratégie de course. Le départ est prévu à 9h15 et je décide d’aller me coucher vers 23h30 pour avoir 7h de sommeil.

Réveil à 6h30, permettant à mon corps d’émerger mais aussi d’assimiler le petit déjeuner correctement. Je suis les conseils de l’article « Le petit déjeuner avant le semi-marathon » partagé par @SebBolle sur twitter [quote style= »boxed »]… Tout d’abord il est primordial que votre digestion soit terminée au moment de l’effort (sinon votre énergie va en partie être utilisée pour la digestion !) : le dernier repas doit donc être pris au moins trois heures avant le départ…[/quote]

Au programme du petit déjeuner :

Petit Déjeuner

Petit Déjeuner

Nous prenons la voiture en direction de Saint Sylvain d’Anjou (à 8km de chez nous).

Je retrouve mon frère au niveau du retrait des dossards. On s’échauffe, pendant une dizaine de minutes, avant de rejoindre la ligne de départ, en se plaçant au milieu de la foule pour éviter d’être emportés par les élites.

Du départ au 7e km

Le coup de feu est donné, on part sur un rythme supérieur à la prévision (13 km/h) mais impossible de ralentir, sans pouvoir réellement trouver d’explication. Enfin si, je sais, voir le bonnet de mon frère dans la foule me pousse à tenir son rythme, alors que ce n’est pas ce qui est prévu.

Je réussi après plus d’1km à m’enfermer dans ma bulle. Ma Garmin hurle que je dois ralentir, mais je ne l’écoute pas, je me sens bien, oubliant même mon frère (Note pour plus tard : prévoir plus large sur la montre pour éviter qu’elle t’harcèle toutes les 30 secondes).

J’enchaîne les kilomètres à 13km/h, en me disant que je peux faire 13/14/15 plutôt que les 12/13/14 prévus.

Du 7e au 14e km

J’augmente donc l’allure à 14km/h, passant pour la première fois de ma vie devant ma famille venue nous encourager. Un kilomètre plus tard, je me retrouve sur les talons de mon frère, et j’en profite pour l’encourager. Mais ne sortant pas de ma bulle, je file sans me soucier de savoir s’il allait me suivre.

Je garde l’allure avec une certaine aisance avant d’entamer ma dernière boucle.

Du 14e km à la ligne d’arrivée

Je décide de conserver mon allure, ne me sentant pas capable de courir encore plus vite à ce moment. J’enchaîne ces derniers kilomètres avec un peu plus de mal,  les 3 derniers je suis obligé de réduire l’allure malgré moi, sûrement fatigué de ce début de course à un rythme supérieur à celui prévu.

Je passe la ligne d’arrivée et je rejoins ma famille que j’ai entendu m’encourager à chaque tour. Mon frère arrive pas longtemps après moi, on se félicite en sachant l’effort que chacun avait donné. Je suis heureux, sans réellement avoir besoin de leur parler, d’avoir partagé ce moment.

Officiellement, je finis en 1h37″34 et mon frère en 1h38″34. Nouveau record personnel pour chacun, la classe smile

Avec mon frère, notre première course.

Devenir Finisher mais pas que…

Plus jeune, ma mère n’était pas autorisé à venir me voir (et m’encourager) au basket. Pourquoi  ? Je ne sais pas vraiment, sûrement parce que je n’étais pas maître de mon temps de jeu, tributaire des choix du coach.

Cette fois-ci, j’avais envie qu’elle vienne et c’est pour cela que je l’ai invité. Je ne regrette pas, j’ai aimé ressentir qu’elle était fière de ses enfants, assez fous pour se lever un dimanche matin et courir 21km comme ça, sans réellement comprendre pourquoi.

Ce dimanche restera le jour où j’ai compris que ce sport pouvait être plus qu’un moment personnel. Ce genre de beaux moments qui me donne envie de courir encore plus loin.