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Courir/Arriver/Pleurer/Sourire, récit de mon premier marathon

12 semaines de préparation pour préparer cet événement particulier dans la vie d’un coureur : devenir Marathonien.

36 séances (endurance fondamentale, sorties longues ou fractionnées) ont rythmé notre automne. Je dis « notre automne » parce que ma chérie a subit les contraintes de cette préparation et je la remercie beaucoup pour cela. Un plan d’entrainement, c’est enchaîner les sessions, respecter les rythmes. Toutes ces sessions ont pour unique but d’être prêt pour le jour J.

En route vers la Rochelle

On fait nos bagages, et je prend plusieurs tenues différentes (short/collant, tee-shirt court/long, veste) pour pouvoir choisir le jour J en fonction des conditions.

On profite de notre voyage pour faire du covoiturage, ça permet d’amortir un peu les frais de déplacement, même si ça prend un peu plus de temps. On a aussi opté pour un logement sur AirBnB plutôt qu’un hôtel. Je trouve que c’est plus convivial, mais surtout plus flexible sur les heures d’arrivée et de départ. Dans notre cas, on était autoriser à rester l’après-midi pour nous permettre de prendre tranquillement une douche et de faire une sieste avant de reprendre la route, ce qui est vraiment un luxe non négligeable.

On arrive donc à la Rochelle aux alentours de 14h30, on dépose nos affaires avant de prendre la direction du village pour retirer mon dossard. On repère le départ (petite subtilité de la Rochelle, il existe plusieurs lieux de départ en fonction de la catégorie), dans mon cas le départ était donné au Quai Maubec.

Puis on est allé manger dans un petit resto italien de la vieille ville pour y manger des pâtes.  De retour à la maison pour se reposer un peu, j’en profite pour regarder la deuxième mi-temps de PSG-TROYES (qui finira sur le score de 4-1). Notre hôte m’a gentiment proposé de le regarder sur leur écran géant plutôt que sur mon smartphone. Ketchup, le chat, en a profité pour se rapprocher et je me fais un plaisir de lui faire des câlins  smile

Tout cela m’a permis de me détendre, car le stress était monté depuis quelques jours. Des « Et si… », « Suis-je prêt ? » ou des douleurs psychosomatiques étaient venu polluer mon esprit.

Le jour J

Je me réveille à 6h pour prendre tranquillement mon petit déjeuner, déjà testé plusieurs fois. Il est composé d’un bol de céréales (Fromage blanc / Pétales de maïs / Crunchy) et d’un café. Manger lentement et surtout 3h avant le départ, me permet ainsi de pouvoir digérer correctement.

Je consulte la météo et je sélectionne mon équipement du jour : Gants et bonnet ODLO, Tee-shirt long KALENJI, Veste SALOMON S-LAB, Collant long NIKE. Par précaution et parce qu’il a été mon compagnon de mes sorties longues, je m’équipe aussi de mon sac SALOMON S-LAB avec seulement les 2 flasques frontales remplies d’un mix POWERADE. Pour compléter la tenue, j’ajoute mes chaussettes NIKE, mes manchons BVSPORT BOOSTER, un caleçon NIKE PRO, et ma montre-cardio GARMIN. J’ajoute 5 gels GU ENERGY (1 pour chaque 10Km et 1 de secours).

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Tous ces équipements ont été achetés, il y a déjà un moment. Testés, lavés, puis re-testés pour qu’ils ne soient pas une mauvaise surprise pour le jour de la course.

Direction la ligne de départ vers 8h, je marche tranquillement, puis trottine histoire de réveiller les muscles. Je retrouve Arnaud, un membre de #runinangers qui a le même objectif que moi : être finisher en 3h30. Voici le tableau d’allure à respecter pour atteindre l’objectif, en grappillant quelques secondes à chaque kilomètre pour gommer ces 58″ de trop.

5km 10km 15km 20km Semi 30km Marathon
00:25:00 00:50:00 01:15:00 01:40:00 01:45:29 02:30:00 03:30:58

L’heure du départ

Suite aux événements de ces dernières semaines, une minute de silence est respectée. Puis la marseillaise est chantée, dans un ton très viril puisque le quai Maubec est le départ des hommes. Les frissons sont là, c’est beau. Le départ des handisports est donné, puis le notre quelques instants plus tard, synchroniser sur l’autre lieu de départ. Notre objectif est devant nous, finir devant le meneur d’allure et sa flamme bleue. Les conseils d’Arnaud sont utiles, le premier objectif est de rattraper tranquillement le meneur d’allure puis de rester avec le groupe au minimum jusqu’au 30ème, puis finir aux sensations.

Les sensations sont bonnes

Je rattrape le groupe de la flamme bleue au niveau du 10ème km (00:49:58), mon rythme est bon et les sensations aussi. Le public a répondu présent, et c’est sympa de voir ces inconnus t’encourager. J’enlève même un de mes écouteurs pour profiter de cette ambiance. Les kilomètres s’enchaînent et on passe la mi-course en 01:44:33. J’en profite même pour taper dans les mains des enfants qui sont venus nous voir et nous encourager. Le 30ème kilomètre est franchit en 02:29:21, et je me sens toujours bien.

Si tu comptes à l’envers, tu déclenches l’enfer.

Je franchis le 35ème kilomètre en 02:55:45, mais je commence à ressentir une vive douleur au niveau de la hanche. Ce n’est pas musculaire, il s’agit de la jonction entre la hanche et la jambe. J’essaye de ne pas trop y penser, me disant qu’il ne reste que 7km.

« Que 7km ! », sûrement la pensée la plus bête que j’ai jamais eu. Chaque kilomètre devient une croix. Je suis même obligé de ralentir, contraint à marcher pour faire diminuer cette douleur. La flamme bleue ne m’attend pas et je comprend que je ne ferais pas 3h30. Tant pis, je prend conscience que l’objectif est ailleurs.

Devenir finisher

Je me dois finir, mon cerveau reprend le dessus et je me remet à courir. On ne naît pas marathonien, on le devient. Cette douleur fait partie de mon apprentissage, nécessaire pour me dépasser. J’approche le 42ème kilomètre, et mon objectif est là devant moi, je pleurs de joie, passant la ligne d’arrivée en 03h40’41 ». Je reçois ma médaille de la part d’une bénévole à qui je fais la bise. A cet instant précis, je suis entré dans la famille de marathonien (les larmes me montent à écrire ces lignes).

Je souris, fatigué mais fier de moi.

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J’aimerais prendre quelques lignes de cet article pour remercier les personnes qui ont rendu cette épreuve plus facile :

Je suis fier d’être MARATHONIEN